Der Albatros
Zuweilen fängt das Schiffsvolk, aufgelegt zum Spiele,
die Vögel, deren Flug die Meere überspannt;
gleichmütige Gefährten, folgen sie dem Kiele,
er gleitet, über bittren Abgrund hingesandt.
Kaum sind die Könige der Bläue zu den Planken
erniedrigt, lassen sie, von Ungeschick bedrängt
und Scham, die weißen Schwingen kläglich an den Flanken
hinschleifen, wie ein Ruder schlaff am Nachen hängt.
Der lahme Gast! So schön geflügelt, daß er schweife,
wie steht er linkisch, häßlich! Komisch in der Schmach!
Den Schnabel neckt einer mit der Stummelpfeife,
ein andrer äfft den siechen Flieger humpelnd nach.
Der Dichter gleicht dem Fürsten auf der hohen Wolke,
der eines Bogners lacht, behaust in des Sturmeswehn;
zum Boden her verbannt hört er nur Spott im Volke,
sein Riesenfittich hindert ihn, im Schritt zu gehn.
Aus dem Französischen von Wilhelm Hausenstein

Quelle
...................................................................................................
Die Eulen
Unter des Tanns schattendem Dach
Sitzen in Reihn Eulen gebannt,
Gottheiten gleich fremd diesem Land,
Glühenden Augs. Sie denken nach.
Bleiben in Ruh, regen sich nicht
Bis zur herzzehrenden Zeit,
Da in des Lichts Todeinsamkeit
Herrscherlich ein Dämmerung bricht.
So lehren die Weisen den Schluß,
Daß er allhier fernhalten muß
Drängende Gier, jähe Bewegung.
Immer vertreibt das Paradies
Ihn, den berauscht Schattenbilds Regung
Und drum ein Wunsch aufbrechen ließ.
....................................................................................................
Rêve parisien
A Constantin Guys
I
De ce terrible paysage,
Tel que jamais mortel n'en vit,
Ce matin encore l'image,
Vague et lointaine, me ravit.
Le sommeil est plein de miracles!
Par un caprice singulier
J'avais banni de ces spectacles
Le végétal irrégulier,
Et, peintre fier de mon génie,
Je savourais dans mon tableau
L'enivrante monotonie
Du métal, du marbre et de l'eau.
Babel d'escaliers et d'arcades,
C'était un palais infini
Plein de bassins et de cascades
Tombant dans l'or mat ou bruni;
Et des cataractes pesantes,
Comme des rideaux de cristal
Se suspendaient, éblouissantes,
A des murailles de métal.
Non d'arbres, mais de colonnades
Les étangs dormants s'entouraient
Où de gigantesques naïades,
Comme des femmes, se miraient.
Des nappes d'eau s'épanchaient, bleues,
Entre des quais roses et verts,
Pendant des millions de lieues,
Vers les confins de l'univers;
C'étaient des pierres inouïes
Et des flots magiques, c'étaient
D'immenses glaces éblouies
Par tout ce qu'elles reflétaient!
Insouciants et taciturnes,
Des Ganges, dans le firmament,
Versaient le trésor de leurs urnes
Dans des gouffres de diamant.
Architecte de mes féeries,
Je faisais, à ma volonté,
Sous un tunnel de pierreries
Passer un océan dompté;
Et tout, même la couleur noire,
Semblait fourbi, clair, irisé;
Le liquide enchâssait sa gloire
Dans le rayon cristallisé.
Nul astre d'ailleurs, nuls vestiges
De soleil, même au bas du ciel,
Pour illuminer ces prodiges,
Qui brillaient d'un feu personnel!
Et sur ces mouvantes merveilles
Planait (terrible nouveauté!
Tout pour l'oeil, rien pour les oreilles!)
Un silence d'éternité.
II
En rouvrant mes yeux pleins de flamme
J'ai vu l'horreur de mon taudis,
Et senti, rentrant dans mon âme,
La pointe des soucis maudits;
La pendule aux accents funèbres
Sonnait brutalement midi,
Et le ciel versait des ténèbres
Sur le triste monde engourdi.
Aus: Bollak, Mayotte (Hrsg.) Französische Gedichte und deutsche Prosaübertragungen, Frankfurt/Main und Hamburg: Fischer-Verlag 1962
|